Dommage que les Français boudent la nouvelle (ils en écrivent beaucoup mais en lisent peu…). Régulièrement, la littérature anglo-saxonne nous propose quelques pépites d'auteurs prestigieux qui prennent l'exercice très au sérieux. Et Don Winslow en est la preuve avec ce recueil de six histoires courtes préfacées par Reed Farrel Coleman qui s'est senti "excité parce que je savais exactement à quoi m'attendre, tout en sachant que je serais surpris à chaque tournant."
Une série de mauvaises rencontres comme avec cet homme en prison qui vit la double peine entre ce qu'il aimerait être et ce qu'on exige de lui. Mais le titre du recueil donne un aperçu de la mécanique narrative en chantier chez Winslow. Au cœur d'un casino contrôlé par les cartels, le casse ultime se révèle un chef d'œuvre d'horlogerie où se dénoue en quelques pages un scénario calibré pour Hollywood.
Le casse ultime – Don Winslow – Traduit de l'américain par Jean Esch – Harper Collins noir – nouvelles – 384 pages – 22,50€ - ****
Lionel Germain
Lionel Germain
