Dans "L'Étoile du nord", D.B. John nous avait donné un avant-goût de son sens du récit en décrivant le cauchemar nord-coréen. L'auteur originaire du pays de Galles a vu ce cauchemar de l'intérieur et avait déjà en 2015 co-écrit l'incroyable odyssée de Hyeonsea Lee, pour fuir l'état goulag (The Girl with seven names).
Avec ce pavé de plus de six cents pages, on continue dans l'excellence du roman d'espionnage. L'arrivée d'un nouveau président à la Maison Blanche change la donne internationale au point de brouiller toutes les cartes. Mais D.B. John joue avec les fondamentaux du genre: assassinat d'un espion russe dans un hôtel de Washington, agents infiltrés aux États-Unis et surtout Jenna, agente de la CIA, une héroïne américano-coréenne qu'on a du plaisir à fréquenter au fil des pages.
Avec en ouverture l'empoisonnement d'un demi-frère de Kim Jong-un à Kuala Lumpur en février 2017, l'intrigue évoque les louvoiements de la Maison blanche et la fascination du locataire actuel pour les dictatures. Une promesse de belles montées d'adrénaline.
La Chute de l'étoile rouge – D.B John – Traduit de l'anglais (GB) par Antoine Chainas – Plon - 640 pages – 24€ - ****
Lionel Germain
Lionel Germain
