Michel Bussi explore les territoires de l'imaginaire sans jamais poser ses valises et réussit paradoxalement à se renouveler avec constance. La constance, c'est la construction des intrigues dont le machiavélisme surprendra toujours le lecteur.
Dans ce roman, on est assigné dans les environs de Lausanne avec les pensionnaires d'un très étrange établissement psychiatrique. Certains ont survécu à une fin du monde programmée avec la Shoah pour mieux se perdre dans un dernier frisson expérimental. La nouveauté, c'est la thématique que va déployer l'auteur: un questionnement sur la fin de vie et le suicide assisté où se profile soudain une incertitude sur le réel. Diablement efficace et passionnant.
Que la mort nous frôle – Michel Bussi – Presses de la Cité – 432 pages – 22,90€ - ****
Lionel Germain
Lionel Germain
